Alex

Ca s’est passé en été. J’étais dans le bus pour rentrer chez moi. Un homme est monté dans le bus il avait l’air un peu dérangé. J’étais assise au fond dans la rangée des cinq places et durant le trajet je le voyais me fixer du regard. Ca me m’était vraiment mal à l’aise alors, chaque fois, j’ai détourné le regard. Quand la personne qui était assise à côté de moi est descendu, l’inconnu est venu se placer sur le siège du milieu. Je sentais son regard sur moi c’était horrible. Mais je suis restée à la même place. Je me souviens avoir regarder avec insistance les personnes devant moi, mais elles n’ont rien fait et je suis persuadée qu’elles avaient vu les regards qu’il me jetait. Puis il a commencé à regarder avec insistance mes jambes qui dépassait de ma jupe. Puis, il s’est placé juste à côté de moi. C’était tellement horrible. Je regardais toujours les personnes qui étaient devant et qui assistaient à la scène. J’étais sur le point de pleurer. Quand j’ai sentis qu’il était sur le point de me toucher, je me suis levée et je lui ai demandé de se décaler en haussant le ton en espérant que quelqu’un réagisse. Bien sûr personne n’a réagit. Pendant que je passais à côté de lui je l’ai senti fixé mes fesses. J’ai eu tellement peur que j’ai couru à l’avant du bus. Le conducteur avait du voir ce qu’il se passait car il a arrêté brusquement le bus pour me laisser sortir. J’avais peur qu’il me suive alors j’ai couru jusque chez moi où je suis arrivé en pleure. Mon frère m’a demandé ce qu’il s’était passé. Je lui répondu. Il m’a répondu que ce n’était pas grave car l’inconnu ne m’avait pas touché “de toutes les façons”. J’étais furieuse. Je savais que c’était grave. Pour le déjeuner je suis allé retrouvé ma tante. Elle m’a demandé “ça va?”. Comme réponse j’ai fondu en larmes. Je lui ai expliqué ce qu’il s’était passé. Elle a eu l’air désolé pour moi mais pas en colère. Elle m’a prit dans ses bras et m’a dit : “C’est parce qu’on est des femmes qui ça arrive. Et cela arrivera encore.” C’était devenu une norme pour elle. Moi, je découvrais ça. Je me sentais sale et en colère. En colère de ce que l’inconnu me faisait ressentir. Et en colère de la non-réaction des gens. Ils m’avaient fait penser que c’était de ma faute : parce que je suis une femme et que je portais une jupe ça m’était arrivé.

Je tiens à préciser que j’avais 14 ans. Et que l’inconnu devait en avoir environ 30.