Fiona

Quand on parle de viol, on dit souvent que la personne “s’est fait violer”. Christiane Taubira a dit quelque chose que je trouve extrêmement éclairant sur cette expression : non, on ne se fait pas violer. On est violé.e. On se fait couper les cheveux, on se fait faire un tatouage, mais on ne se fait pas violer. L’utilisation du verbe pronominal “se faire” en dit long sur l’intériorisation de la culture du viol, en effet il implique une dimension volontaire de la part de la victime dans l’acte du viol, et même si une simple expression peut paraître anodine et sans conséquence, je suis d’avis que les mots forgent la pensée.